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jeudi 8 décembre 2011

Les morts de la crise (suite)

Chose vue

Nous avons déjà abordé sur ce blog (retrouver ici le billet "Crise: combien de morts?") l'une des conséquences visible de la crise qui frappe l'économie européenne.

Libération y revient avec une courte vidéo concernant les "morts de la rue".

Laissés pour compte. Ignorés de pouvoirs publics qui cherchent avant tout à les faire disparaître du champ visuel des citoyens, et seulement de cela, sans assurer une véritable prise en charge sociale des plus exposés, ni une quelconque politique de prévention à l'égard de ceux qui sombrent dans la précarité, au mépris de ses missions. Dans une déchéance parfois, souvent, ignorée de leur propre famille, la mort survient. Qui n'a désormais plus rien d'exceptionnel puisque presque 300 étaient dénombrés début Novembre 2011.

Un hommage vient d'être rendu à ces morts de la crise là, la plupart du temps anonymes auxquels on a rendu leur dignité en leur redonnant un nom. L'occasion aussi pour ceux qui étaient présente, de s'interroger sur leur propre destin.

Une vidéo à méditer, incontestablement, au-delà et en complément indispensable des chiffres. (Source video.liberation.fr)

Pour ne pas oublier l'envers de la Rigueur désormais sacralisée.









jeudi 10 novembre 2011

Crise: combien de morts?




Voilà pourquoi et contre quoi il faut désormais être en guerre.

A toi qui me diras, si justement, qu'il n'y a pas que ça, et que la tâche est immense, je répondrai ceci:

Il s'agit de la forme la plus exacerbée, mon ami. La manifestation la plus ignoble de la septicémie qui a gagné nos sociétés. Tout se concentre et se diffracte symboliquement à partir de là. Parce qu'on parle de la mort. De la mort en direct. Et de toutes les morts symboliques dans le même temps. Petites ou grandes. De toutes natures. Dans toutes les dimensions du vivre humain. 

Alors oui, comme tu le le souligne, la tâche est immense . Et que quiconque ne s'avise pas un jour de m'opposer, quel qu'il soit, où que ce soit, l'expression "bon sentiments" en regard de ces prises de position là!


Capture d'écran du site Médiapart