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dimanche 18 décembre 2011

Comme un hommage du Fado a la Saudade

A l'écoute

(Le lendemain du décès de Cesaria Evora, Diva aux pieds nus, Reine de la saudade à qui nous avons consacré un billet sur ce blog en Novembre dernier sous le titre "En écoutant Besame mucho par Cesaria Evora" ) 

Capture d'écran du site leparisien.fr

*

Pour deux reines qui nous emportent si loin sur les rives de la nostalgie, du bonheur perdu et du désir dans un même geste vaincu et triomphant.

Merci de nous avoir appris ce que désirer veut dire, Mesdames, qui n'a rien de simple et encore moins de béat. Notre temps en a tellement besoin.

Et que les langueurs Atlantiques continuent de vous bercer vous aussi, la-bas sur la crête d'une vague ou sur la barque qui revient au port, votre voix se mêlant sans fin au chant du monde, entre ténèbres et lumière, dans une tristesse superbe qui dit si bien notre humaine condition.

Nous ne vous oublierons pas. Ce serait nous perdre nous-mêmes définitivement dans un passé que tout chez vous nous donne a apprivoiser, y compris lorsqu'il faut conjuguer au futur et que tout y est trouble encore mais que la joie peut habiter.
Il n'en est de plus belle que celle qui fleurit sur la désespérance, comme tout chez vous nous le fait méditer.








Cliquer sur l'image pour Lire l'article "En écoutant Besame mucho" par Cesaria Evora




lundi 21 novembre 2011

En écoutant Besame mucho par Cesaria Evora


Peut-on rêver plus belle compagnie?

Une chanson mythique; la voix magnétique de Cesaria Evora, complice, intime, poignante et joyeuse dans un même souffle, qui vous roule, vous entraîne, vous fait chavirer; 

Une base de moma sur un tempo délibérément ralenti entre mer, exil, tristesse, plaisir, amours merveilleuses et impossibles, ivresse de la présence et de la séparation comme fondues dans un même creuset d'émotion, mélange fou de la vie comme elle va, allégorie du temps qui s'écoule, nous étreint et nous déchire; 

Une orchestration absolument éblouissante qui fait la part belle au vent, à des cordes délicatement animées et langoureuses, dans laquelle chaque partie traduit l'un des plis de l'âme qu'il soit d'ombre, de lumière, ou clair-obscur. 

Un véritable chef d'oeuvre d'interprétation. 

Je me suis envolé loin..., très loin..., si loin..., là-bas!..., en l'écoutant à nouveau avant de le partager ici.

Belle écoute!